Du brouillage au retrait des licences des médias audio-visuels privés guinéens.Ce n’est plus une transition mais plutôt une transition de la presse en singulier et de façon générale du peuple Guinéen.La L002,n’a plus son sens dans ce pays,le conseil national de la Transition(CNT) voit ses propres écrits galvaudé,sapé la liberté de la presse n’est plus réelle en Guinée.À la veille du 05 septembre 2021,les images du tombeur d’Alpha Condé avaient fait le tour des réseaux sociaux affichant leur amitié et fraternité.Mais c’était pour un court moment,donc un épiphénomène.Depuis peu,les amis d’hier,ne filent plus le même coton,de nos jours,ce sont des adversaires les plus ennuyants .Jusque là,brouillés,mais ça ne suffisait pas,il fallait aussi montrer les muscles pour retirer les licences des médias les plus suivis et écoutés du pays,de facto,une bonne partie de la presse vient d’être enterrée vivante,arme dans la main,soldats de la démocratie jusqu’à la moelle des os.Mercredi 22 mai 2024,est désormais une date historique pour la régression grandissime de la presse guinéenne,pour son baillonnement,sa mise à sac par la transition qui a trahit.Une date très sombre,très noire,très impactante qui vient de s’inscrire dans les annales de l’histoire de la Guinée.
L’adversité grandit,l’intérêt a tué l’amitié dans ce pays.Les guinéens seront sevrés de leurs médias chatoyés et respectés,juste pour faire le sale boulot vraisemblablement.Dans ce pays,la confiance n’a plus sa place,la trahison a eu raison sur elle.La Haute Autorité de Communication(HAC) n’a plus de valeur,puisqu’elle attaque, accompagne et soutient le sale boulot pour détruire les voix des sans voix(médias privés) en dérobant avec outrance sa bienveillance et de surcroît le département ministériel de l’information et la communication cautionne le sale boulot,il devrait plutôt œuvrer à garantir la liberté d’expression,à promouvoir le rayonnement de ces médias au lieu de participer au sabotage d’une presse qui a vacillé et continue à subir le poids de la bête,c’est le ponpon,le comble en Guinée d’ailleurs du jamais vu.Alors,l’on s’interroge, après la restriction des réseaux sociaux,le brouillage des ondes,le retrait des licences jusqu’où vont partir les décideurs de la transition.
Observateur
Abdoulaye Djibril Barry
